02/07/2006

Espagne-Tunisie : Encore un "favori" bousculé!

Après avoir réinstallé mon palace dans le camping d'Ingolstad, je pensais pouvoir enfin passer une bonne nuit sans trop être 'dérangé'... Encore une fois raté! Enfin, cette fois-ci personne ne peut être mis en cause. Lorsque je suis allé me doucher, j'ai bien vu au loin qu'il y avait de l'orage. Une petite heure plus tard, c'est sur nous qu'il s'abattait...
 
Et ce ne fut pas un petit orage! D'abord beaucoup de vent, puis de la grèle et pour finir de la pluie non-stop pendant les 3 heures que j'ai mis avant de sombrer. Au réveil, je n'ai pu que constater les dégâts : pas tout à fait imperméable ma tente.... Heureusement c'était assez limité et l'eau s'était infiltrée du côté opposé à celui où mes vêtements étaient entassés! Je fais surface et constate que mes voisins sont sur le départ. Normal, il est près de 10h! Bon, je ne dois plus trop lambiner... Je vide ma tente, détache les piquets et la traîne vers une partie plus exposée au soleil. Pendant qu'elle sèche, je vais me doucher et m'habiller. Petit déjeuner rapide et en quittant la ville, une brève halte dans une grande surface pour le ravitaillement.
 
Je rejoins l'autoroute et file direction Stuttgart. Comme le lendemain nous iront à Kaiserslautern, c'est au-delà de Stuttgart qu'il me faut trouver un camping. Fidèle à la "tactique" adoptée depuis le début du périple, je m'arrête à une station-service à hauteur de Pforzheim et cherche sur une carte de la région où trouver un endroit pour dresser le campement! Ce sera cette fois à Schellbronn. J'envoie les infos à Michel par SMS pour qu'il puisse aussi facilement que possible m'y retrouver. Une fois là-bas, je monte les deux tentes et attends son arrivée. Superbe endroit! Un camping 4* pas trop cher du tout.

Michel débarque à son tour. Nous vidons une bière en nous racontant respectivement ce que nous avons vu séparément puis partons vers le Gottlieb Daimler Stadion. Pour y arriver, nous allons devoir traverser la ville de part en part, à pas d'homme! Nous passerons à hauteur de l'hotel occupé par la délégation tunisienne quelques minutes avant leur départ. Les joueurs sont à ce moment en train de rentrer dans leur car, quelques policiers tiennent à distance respectable les supporters présents sur place. C'est alors très sympatiquement les joueurs qui vont vers eux!

 
Le stade étant implanté dans un zoning industriel, des parkings ont été construits dans les alentours immédiats. Arrivés relativement tard, nous seront garé au sizième et dernier niveau... Nous savons déjà qu'après le match, ce ne sera pas la peine de se précipiter!

Pour changer, rien n'est prévu aux alentours du stade. Il n'y a vraiment pas beaucoup d'ambiance! Nous rentrons donc dans le premier périmètre. Nous profiterons qu'il y a encore peu de monde pour aller demander au Ticket Service Point si nos 'Programmes Conditionnels' respectifs donnent quelque chose! De là, ils ne savent malheureusement voir que les commandes réalisées et ils n'ont pas de connexion internet. Nous allons donc jusqu'au Stadium Ticket Center où, après une bonne quinzaine de minutes d'attente, on nous confirme les attributions de tickets que nous connaissions déjà, mais rien de neuf!

 
Repassage au contrôle (le STC étant à l'extérieur) puis un petit tour du côté des sponsors!

 

 

Bon on en a assez vu... Nous entrons dans le stade! Le coup d'envoi n'est pas pour tout de suite, nous aurons donc le temps de flâner un peu, Michel soupera, prendre un verre, rencontrer des supporters des deux camps et prendre quelques photos!

 

 

 

Manolo est là lui aussi!

Nous gagnons finalement nos places. Des catégories 1 une nouvelle fois fort excentrées... Les équipes sont encore à l'échauffement. Quelques minutes de patience, les revoici. Le spectacle peut commencer!

 

 

 

Ce sera d'abord dans les tribunes qu'il y en aura. Les supporters nord-africains étant bien plus nombreux que ce à quoi je m'attendais, leur enthousiasme met le feu au stade! Les ibériques n'ont pas le choix : ils donnent eux aussi de la voix! Cela promet, espérons que les joueurs seront à la hauteur des espoirs que placent en eux chacun de leurs fans! La Tunisie aura bien sûr le rôle d'outsider et pourrait très bien bousculer cette formation espagnole qui est quasi chaque fois présente lors des grands évênements footballistiques mais qui n'arrive jamais à se montrer à la hauteur...

 

 

Sur le terrain par contre, les espagnols ont bien du mal à contenir et à inquièter la formation tunisienne. Leurs opposants sont techniquement très valables et Roger Lemerre a su positionner son équipe de façon à gèner considérablement les troupes d'Aragones.

 

 

C'est d'ailleurs logiquement et méritoirement que les tunisiens prennent rapidement l'avance grâce à Mnari! Un but sur lequel la défense espagnole s'est montrée bien fébrile et plutôt statique.

La suite de cette première période sera une débauche d'efforts vains des espagnols pour tenter de revenir au score. Sans doute individuellement mieux 'côtés' que leurs adversaires, ils font pourtant preuve de beaucoup de lacunes, surtout collectives! Mauvaises passes, actions trop individuelles, approximations se succèdent et facilitent la tâche de l'équipe tunisienne qui n'a pas trop de mal à gagner le vestiaire forte de ce petit avantage en ayant même eu plus d'une fois l'occasion de le doubler...

Après la pause, les espagnols reviennent, semble-t-il, pour les trois ponts. Leur jeu gagne en précision et la menace est de plus en plus précise sur le but de Boumnijel!

Qui finira par se retourner une première fois à la 71ème minute lorsque Raul, monté au jeu en seconde période, ramènera son équipe à hauteur de la Tunisie.

 
Cette égalisation, méritée, décuple l'enthousiasme espagnol. De plus leurs supporters jouent pleinement leur rôle de douzième homme poussant leurs favoris à l'offensive.

Les tunisiens ne résistent plus très longtemps. Cinq minutes à peine àprès avoir pris un premier but, la défense maghrébine est cette fois prise de vitesse par Torres qui donne alors l'avantage aux siens!

 
Avantage que les espagnols ne lacherons plus. Ils ont pris et garde la maîtrise de la rencontre. En toute fin de match, c'est sur penalty que Torres donnera au score son allure définitive. Une victoire méritée qui aura mis du temps à se dessiner mettant en exergue la grosse carence de l'équipe espagnole, sa difficulté à construire et à poser son jeu!

Nous quitterons le stade à notre aise et traînerons un moment du côté de la sortie VIP, mais sans avoir la chance de voir qui que ce soit d'extraordinaire... Vers 0h30, nous irons jusqu'au parking, toujours bouché! Il y a là tout près un établissement ouvert, mais réservé aux invités Adidas... Nous jetterons alors notre dévolu sur la buvette du club sportif de la police locale, installé face au stade et resterons là encore plus d'une heure! Nous retournons à la voiture. Le parking n'est pas encore vide mais cela devient de plus en plus fluide. Une petite demi-heure plus tard nous quittons l'autoroute mais nous mettrons autant de temps à retrouver notre chemin dans les petites routes traversant campagnes et forêts...

 
Nous arrivons finalement au camping pour y découvrir le désastre! Partis en ayant laissé les tentes ouvertes... Elles sont trempées! Surtout celle de Michel dont l'entrée devait être orientée face à la pluie. La mienne semble avoir été plus ménagée. Michel dormira finalement dans sa voiture. De mon côté, je me changerai dehors et laisserai mes affaires dans l'auto mais dormirai dans ma tente. Dormir un max et au mieux... Enfin!

14:55 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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