29/06/2006

Brésil-Australie : Des favoris bien pâles. Des outsiders en verve!

Sachant que j'allais devoir traverser l'Allemagne de part en part le lendemain pour gagner Munich, je suis rentré très rapidement au camping après le partage entre l'Italie et les USA. Il n'était pas minuit quand je me suis couché. J'espérais pouvoir dormir jusqu'au moins 7h... C'était sans compter sur le retour des supporters Azzuri vers 2h30! En pleine forme qu'ils sont rentrés eux... Et ils l'ont prouvé jusqu'à environ 5h30!
 
C'est donc relativement fatigué que je me suis mis en route. Des travaux importants étant signalés vers Karlsruhe et Stuttgart, j'ai rejoins la Bavière en passant par Mannheim, Heilbronn, Nuremberg. Je me suis alors arrêté à Ingolstad où j'ai installé ma tente avant de rallier Munich!

Je suis arrivé à l'Allianz Stadion à peine 3h avant le coup d'envoi. Je cherche alors à me garer, et ça, c'est pas gagné!!! Les parkings du stade sont réservés... à la Fifa et aux VIP! Les autres, qu'ils se débrouillent... La voiture devant moi (immatriculation allemande) s'arrête à hauteur d'un policier gardant une des voies d'accès à un des parkings. Une fois qu'il redémarre, je fais de même et demande ou pouvoir me garer : tout ce que j'ai eu comme réponse, c'est que je dois chercher et dégager... J'insiste et comme ça n'a manifestement pas l'air de lui plaire je m'en vais en le remerciant vivement pour son amabilité! Le slogan du tournoi (Time to make friends) n'est pas toujours facilement applicable! Un peu plus loin, un complexe commercial met son parking à disposition du public, pour 10 euros! C'est pas donné, mais vaut mieux cela qu'un PV ou d'avoir sa voiture embarquée par la Polizei... Plus le temps d'aller en ville pour y jauger l'ambiance. Dommage car c'est pour moi un des points noirs de ce Mondial, la décentralisation des stades par rapport aux centres villes fait qu'il est souvent difficile de "profiter" pleinement de l'ambiance Coupe du Monde!

Enfin, il y avait déjà pas mal de monde aux abords de ce magnifique édifice! Certains étaient arrêtés à des stands de grimage, d'autres attendaient patiement le moment d'entrer dans le stade, beaucoup rivalisaient d'imagination pour bien montrer leur attachement à leurs favoris. Ici plus qu'ailleurs jusqu'à présent, le marché noir tournait à plein régime...

 

 

 

 

 

 

Le Brésil, comme à l'accoutumée, est venu avec ses atouts! Avec eux il y a bien souvent autant de spectacle dans les tribunes que sur le terrain....

 

 

Mais les Aussies ne sont pas en reste! La preuve par 3...

 

 

Je rentre à mon tour dans le périmètre du stade. Là comme ailleurs, les mêmes attractions fournies par les sponsors du tournoi. J'y passe un bref moment puis gagne l'intérieur.

 

 

Ce stade est à l'image du pays : colossal! Impressionnant de l'extérieur comme de l'intérieur. Une véritable cathédrale du foot!

En attendant le coup d'envoi, j'en ferai 4 à 5 fois le tour. Rencontrant à nouveau des supporters hauts en couleurs!

 

 

A hauteur du virage des supporters brésiliens, j'aurai l'occasion de les voir commander leurs boissons tout en chantant et dansant une samba endiablée! Un peu plus loin, j'aurai la chance d'arriver à proximité de la plate-forme des interviews au moment ou Bixente Lizarazu en termine avec Canal+ France. Il me dédicacera mon ticket!

 

 

Je gagne enfin ma place, quelques minutes à peine avant l'arrivée des deux équipes. Je suis placé au troisième niveau. D'ici, j'aurai l'impression de voir évoluer deux équipes de Playmobils, mais tout comme au Stade de France, la vue reste excellente (ce qui est loin d'être le cas dans d'autres 'grands' stades comme le Camp Nou ou Giuseppe Meazza par exemple!). Ce stade-ci est vraiment bien conçu!

 

 

Mais voici déjà venu le moment des hymnes nationaux, du toss et du coup d'envoi!

 

 

En prenant l'ascendant sur les japonais en toute fin de partie, les australiens se sont placés en outsiders pour ce match-ci. Et ils feront honneur à cet état! Collectivement bien plus présents que les brésiliens, ils seront bien plus dangereux que ces derniers.

 

 

Des brésiliens qui ont péniblement écartés les croates et qui aujourd'hui encore sont à la peine. Ronaldinho semble incapable d'atteindre le niveau de jeu qu'il a montré cette saison au Barça. Ronaldo est piégé à longueur de match en position hors-jeu et quand il ne l'est pas, il fait preuve de tellement peu de vivacité qu'il ne parvient pas à disputer valablement le moindre ballon... Champion du Monde en titre et prétendant à sa propre succession??? Si c'est là l'objectif des Auriverde, ils peuvent bien se secouer un peu d'ici le 9 juillet...

 

 

Parreira semble lui aussi l'avoir compris et il a sans doute dû sermoner ses troupes à la pause... Au retour des vestiaires, les brésiliens se montrent, enfin, plus entreprenants. Le résultat ne se fait pas attendre. A la 49ème, Adriano les place au commandement!

Seraient-ils enfin lancés? Et bien non! Ils retombent dans leurs travers aussi rapidement que se dégonflent les fameux soufflés au fromage de Gaston Lagaffe! Du coup, les hommes de Guus Hiddink reprennent rapidement confiance et se montrent à leur tour sacrément dangereux.

 

 

La montée au jeu d'Harry Kewell leur donnera encore un peu plus d'allant et boostera leur vivacité. Ce dernier héritera de trois très belles occasions de but, mais la cage de Dida restera inviolée...

Un peu contre le cours du jeu et la tournure des évènements, c'est au contraire le Brésil qui en toute fin de partie doublera la mise par l'intermédiaire de Fred qui venait de faire son apparition sur la pelouse!

 

 

Victoire logique, sur papier, mais une nouvelle fois péniblement acquise sur le terrain. Mais c'est aussi la force des grands de gagner sans vraiment être très bons... De leurs côtés, même s'ils doivent être déçus du résultat, les autraliens n'avaient pas du tout à rougir de leur prestation! Ils ne sont peut-être là que pour la deuxième fois, mais leur place dans cette phase finale n'est certainement pas usurpée.

Au coup de sifflet final, je regagnerai rapidement la voiture et serai déjà sur l'autoroute avant que les premiers bouchons ne se forment aux abords du stade. Une petite quarantaine de minutes plus tard, je serai de retour à Ingolstad. J'y ferai quelques courses avant de rejoindre le camping où j'irai régler mon inscription. J'étais en effet arrivé pendant l'heure de fermeture de midi. Le patron me fera déménager! Et dire que j'avais tout monté justement pour ne pas à devoir faire cela en rentrant...

Enfin... Je me réinstalle, soupe et me couche assez rapidement. Demain match à Stuttgart où je retrouve Michel!

13:36 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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