28/10/2006

Allemagne-Portugal : les locaux remportent la "Petite" Finale!

C'est donc pour mon dernier trip teuton de cette Coupe du Monde que je me suis mis en route assez tôt ce samedi 8 juillet! En route vers Stuttgart pour assister à ce qu'on appelle communément la "Petite Finale", la rencontre au terme de laquelle la troisième meilleure équipe du monde allait être connue!
2006_0708Image0003Etant parti assez tôt, je suis arrivé à Stuttgart en toute fin de matinée. J'ai garé la voiture dans un parking couvert et gratuit le week-end (idée à importer chez nous ça!) à proximité d'un des nombreux musées de la ville. Je voulais arriver tôt pour découvrir cette super-ambiance de Coupe du Monde dont j'avais tellement entendu parler via les médias mais que je n'avais ressentie quasi nulle part jusqu'à présent, à l'exception de Kaiserslautern. J'ai commencé par un marché aux puces dans un parc voisin. J'y ai craqué pour quelques vynils... Après les avoir rapportés à la voiture, j'ai déambullé deux bonnes heures dans le centre ville. Ce dernier est une succession inintérrompue de boutiques, de cafés et de restaurants. Un centre ville très agréable somme toute.
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Je suis ensuite redescendu vers la zone de la Fan-Fest.... Et bien quelle ambiance! Noire de monde, la place et les ruelles avoisinnantes étaient complétement bouchées. Quasi impossible d'avancer... La bière coule à flot. Chants et cris fusent de toutes parts. Cadavres de bouteilles et de cannettes en pagaille. Premières victimes d'éthylisme précoce jonchant les trottoirs et la Polizei on ne peut plus présente... Quelle ambiance, Mon Dieu, quelle ambiance! Et point de vue animation, à l'exception d'une sono qui braille à tue-tête, on ne retrouve là rien de plus que ce que les sponsors de l'évênement ne sont autorisés à placer autour du stade.
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J'ai donc pris un tram du centre ville vers le stade. Je ne tenais plus, en me garant à proximité de l'arène, à me retrouver coincé 4 à 5 heures comme lors de la rencontre Espagne-Tunisie... D'autant que la détention d'un billet de match donnait droit à la gratuité sur le réseau des transports publics de la ville! Le terminus de la ligne se trouve à peu près en face du Ticket Service Center du stade. Il n'y a pas encore grand monde au moment où j'arrive. Les revendeurs attendent les clients... Il y a à peine 500m pour atteindre le premier périmètre d'accès et en m'y rendant j'ai quand même pu assister à une vente 2 tickets/1.500 euros!!! Et dire que les officiels de la FIFA osent encore écrire et dire que le foot est le sport le plus "populaire" de la planète...

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Enfin, débattre de cela ici ne servirait à rien et ne changerait certainement rien... De toute façon, à qui la faute? Elle est plus dans le camps des acheteurs qui mettent des sommes pareilles que dans celui des vendeurs! De toute façon cela semble bien être admis par les organisateurs... Bref, il n'y a pas encore foule aux alentours du Gottlieb-Daimler-Stadion. Etant arrivé bien longtemps avant le coup d'envoi, j'ai pu assister à l'entrée des cars officiels des deux équipes et entrevoir subrepticement quelques joueurs. Je suis également resté un bon moment face à l'entrée officielle, et j'ai vu l'acceuil de quelques VIP, mais n'en ai reconnu aucun!

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Le temps passe et petit à petit, l'heure du coup d'envoi approche... C'est le moment des derniers préparatifs! Je tombe sur quelques supporters des Bleus! Tout heureux d'avoir pu obtenir des places pour ce match-ci, ils sont malgré tout un peu déçu de ne pas pouvoir être présent demain à Berlin... Au moment où je les ai quittés, ils hésitaient encore à se rendre sur place pour vivre le match porte de Brandebourg...

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Dans le stade aussi, déjà copieusement garni, les deux formations se préparent. Les deux équipes sont à l'échauffement depuis une bonne vingtaine de minutes quand je rejoins ma place. J'ai entretemps craqué pour un Bratwurst et une Currywurst, accompagnées d'une Budweiser (ça, c'est un peu dommage dans un pays brassicole comme l'est l'hôte de cette édition...) !!!

2006_0708Image0007La quasi totalité des sièges sont déjà occupés, quasi tous de supporters de la Mannschaft. Cela me conforte dans ma position : la distribution des tickets pour cette édition n'a certainement pas dû être si équitable que cela! Quand on voit que subitement les supporters du monde entier parlent allemand, quand on lit sur les forums suisses, français ou anglais les réactions des supporters face au quota fort limité de places attribuées aux fédérations... Par contre, d'autres choses se retrouvent éclairées sous un autre angle comme par exemple l'arbitrage de la rencontre Suisse-Corée. Heureusement que les helvètes n'ont pas eu besoin des petits coups de pouce discrets de l'abitrage ce soir-là, mais je le comprends mieux de mon côté : ne valait-il pas mieux pour les organisateurs voir passer les suisses, draînant derrière eux un bon 30.000 supporters, plutôt que de se contenter de 4/5.000 supporters coréens? Poser la question revient presqu'à y répondre...
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Et pendant que les hommes de Klinsmann chauffent le stade, Scolari préparent lui aussi les siens à cette dernière rencontre. Les lusitaniens s'échauffent du côté des 2.500/3.000 de leurs supporters ayant pu trouver un ticket!

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Les deux équipes reviennent sur la pelouse pour la présentation officielle précédant le coup d'envoi! Sans surprise, Klinsmann aligne pour ce dernier match le gardien du Bayern Munchen, Oliver KAHN. Ce dernier aura comme co-équipiers pour entamer cette rencontre : Jansen, Kehl, Lahm, Metzelder, Nowotny, Schweinsteiger, Klose Frings, Schneider et Podolski.

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Scolari lancera dans ce dernier affrontement l'équipe suivante : Ricardo, Paulo Ferreira, Ricardo Costa, Fernando Meira, Costinha, Pauleta, Simao Sabrosa, Nuno Valente, Cristiano Ronaldo, Maniche et Deco.

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En plus de son retour dans le onze de base allemand, Kahn reçoit l'honneur du capitanat. C'est entre lui et Pauleta que se joue le toss! Quelques minutes plus tard, Mr Kamikawa, l'arbitre japonais, siffle le coup d'envoi!

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Une rencontre qui démarre à 100 à l'heure! Manifestement, les allemands veulent la victoire et ils tiennent à prendre l'avantage au plus vite! Ils ont déjà très nettement l'ascendant sur leur adversaire. Dès la 5ème minute, Metzelder rabat le ballon de la tête vers Kehl qui, de l'entrée de la surface, décoche un tir puissant qui fuse au ras du poteau! La Mannschaft insiste et continue à pousser la défense portugaise contre son but. A la 8ème minute, c'est au tour de Klose de mettre en danger le domaine de Ricardo!

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Magnifiquement isolé par Simao, Pauleta arrivera seul face à Kahn. Sa frappe puissante trouvera le gardien allemand sur sa trajectoire! Il aura fallu attendre quinze bonnes minutes pour que les portugais sortent enfin de leur camps.

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Cet avertissement sans frais ne semble pas faire trembler les allemands. Ces derniers se remettent à assièger le but portugais. Kehl et Podolski auront tous les deux l'occasion d'ouvrir le score mais sur chacune de leur tentative, Ricardo parviendra à sauver, les deux fois du bout des gants, son but!

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Le pressing teuton se fait moins oppressant. Les portugais respirent enfin. C'est pendant cette 'accalmie' que Deco et Simao obtiendront à leur tour l'occasion de déflorer le marquoir, sans succès! Un dernier coup franc mettra une nouvelle fois Ricardo à l'oeuvre et, en grande partie grâce à lui, c'est sur un magnifique 0-0 que les deux formations rejoignent les vestiaires.

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Le début de la seconde période semble coïncider avec le réveil des lusitaniens. Cette fois, ce sont eux qui prennent les choses en main... Cristiano Ronaldo, sifflé à chacune de ses interventions, démontre sur le terrain qu'il est bel et bien un des meilleurs joueurs de ce Mondial! Il n'est pas étonnant de voir la première occasion tomber du côte du but de Kahn qui, cette fois-ci mystifié par la lourde frappe de Simao, sera tout heureux de voir le ballon passer quelques centimètres au-dessus de la barre... Puis, en cinq minutes, les allemands vont "plier" le match! Schweinsteiger récupère un ballon sur son flanc. Il s'avance mais ne trouve aucun co-équipier démarqué. Il rentre dans le jeu et frappe. Son tir surpuissant trompe Ricardo, à la 56ème, c'est 1-0! Quatre minutes plus tard, Klose déborde et centre. Lahm, auteur d'une rencontre intense, est à la réception mais son envoi manque le cadre. Dans la minute qui suit, les allemands doublent leur avantage : un coup-franc de Schweinsteiger, dévié par Petit fera exploser le stade!

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Coup dur pour les portugais... Ils n'ont pas vraiment eu le temps de digérer le premier but que c'est déjà 2-0! Ils ne laissent pourtant pas tomber les bras. Deco mettra le domaine de Kahn en péril dès la 63ème. Malheureusement la technique ne suffit manifestement pas à bousculer une Mannschaft qui n'a plus maintenant qu'à contrôler les évênements...

2006_0708Image0036Nous n'avons plus grand chose à nous mettre sous la dent pendant de longues minutes... Pauleta semble bien mal épaulé et l'entrejeu portugais est tellement étoffé qu'à de nombreuses reprises il perd stupidement le ballon parce que deux joueurs le convoitent et se gênent... Du pain béni pour les allemands! Leurs supporters chantent de plus belle, chaque minute qui passe les rapproche de la victoire. Aucun d'entre-eux ne se prendra pour autant pour un Line-Runner et ne défiera le service d'ordre mis en place pour éviter tout envahissement de terrain!
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A un quart d'heure du terme, Scolari lance Figo et Nuno Gomes au jeu. Revigorée par cette double entrée, la formation portugaise remet un peu de pression sur le but allemand. Bien isolé par Figo, Cristiano frappe en plein sur Kahn qui relance immédiatement. Le ballon abouti à Schweinsteiger... qui fait 3-0! Un missile comparable à son premier but... Ricardo est à nouveau battu, mais qu'aurait-il pu faire...? Il reste alors douze minutes à jouer. Douzes minutes pendant lesquelles Simao d'abord puis Cristiano tenteront de sauver l'honneur de leur formation, mais hélas pour eux, quand Kahn est battu, un défenseur le supplée... A deux minutes du terme, ce sont les réservistes qui mèneront cette tâche à bien, sur un magnifique centre de Figo, Nuno Gomes, esseulé au second poteau trompe la vigilance du vétéran allemand et scelle le score final : 3-1 !

 

Contrairement aux autres rencontres, je prendrai un peu de temps avant de quitter le stade, mais pas trop... Vu le résultat, on ne se bouscule pas pour sortir et je partirai dans le premier tram en direction du centre. En ville, c'est déjà un concert de klaxons qui acceuille les premiers retours! J'ai hésité à refaire un tour dans le centre, mais bon, 4 heures de routes m'attendent encore... Je quitte donc la capitale du Baden-Wurtemberg avant que les premiers bouchons ne se forment.

 

Je rentrerai sans encombre et serai plutôt content de pouvoir me coucher! Voilà, pour moi, la Coupe du Monde 2006 est terminée.... Vivement 2010 !

13:13 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/09/2006

Italie-Ukraine : Pas de Dolce Vita pour Oleg...

En écrivant cela, je sais que je vais sans doute faire fulminer pas mal de monde, mais c'est en surfant un soir sur fifaworldcup.com que le ticket pour ce 1/4 de finale est tombé dans ma poche....

 

Comme beaucoup, j'ai tenté ma chance, sans succès au concours organisé par 11online. J'aurais pu y aller gratos. J'ai joué, j'ai perdu... Bravo au vainqueur! (Ce qui ne m'empêche toujours pas de me demander aujourd'hui encore comment les premiers ont fait pour récolter autant de votes...)

 

Qu'importe, me voilà donc en route pour Hambourg. J'étais déjà allé dans ce stade pour y suivre une rencontre du HSV local mais c'était ma première visite là-bas dans le cadre de ce tournoi. Je suis parti en matinée, à mon aise. Une petite halte en cours de route, me voici enfin sur place. A ce moment, le 1/4 de finale opposant l'Allemagne à l'Argentine débute. Je me rends au Ticket Service Center et y retire, non sans mal, mon billet.... En effet, ma Visa ayant déjà explosé, j'avais commandé ce ticket avec mes coordonnées mais en payant avec la carte de mon épouse! Heureusement que sur les cartes d'identité belges l'identité du conjoint apparaît! Le guichetier ne voulait pas me remettre mon enveloppe... Heureusement, la responsable du TSC a écouté mes explications, vérifié je ne sais pas trop quoi sur son PC et est allée me la chercher!

 

Avant de rejoindre le stade, j'ai regardé,en partie, sur un des écrans placés à une buvette le premier 1/4 de finale... Je ne voudrais pas lancer une polémique, je donne juste mon avis : n'aurait-on pas omis d'accorder un penalty aux argentins quelques minutes après l'égalisation allemande??? En quittant cette buvette, deux français m'accostent. Ils n'ont pas pu rentrer dans le stade, les tickets n'étant pas à leurs noms. Ce sont des places qu'ils ont achetées via Ebay... Je les accompagne au TSC où rien n'a pu être fait pour eux. Comme ils n'ont pas l'accord écrit du titulaire des tickets, impossible de les tranférer à leurs noms...

 

Bon, je pars vers le stade! Italie, Ukraine... Difficile de faire son choix! Il y a du bon à prendre des deux côtés... Aucune des deux formations n'a vraiment été exceptionnelle jusqu'ici. Les ukrainiens, qualifiés très tôt pour cette Coupe du Monde ont passé la première phase sans vraiment être aussi intransigeants qu'ils ne l'avaient été dans leur groupe de qualification. Les italiens eux, on pourrait presque dire comme d'habitude, sont rentrés dans la compétition par la (toute) petite porte. Qualification 'chanceuse' en 1/8ème face à l'Australie et avant cela, l'annulation d'un but américain les avait extraits d'un groupe où ils avaient plutôt fait pâle figure...

 

 

Dans le stade, tout le monde est bien loin de ce genre de discussions.... Les tifosi sont venu en nombre, une véritable légion... si j'ose dire! Mais bon, il y a pas mal de 'faux' tifosi. Nettement moins de supporters ukrainiens mais ils ont l'avantage, à mes yeux, de faire plus 'authentiques'. Les équipes reviennent sur la pelouse et le coup d'envoi peut être donné.

 

Il ne faudra que quelques minutes pour que la Squadra prenne le commandement. Après une première tentative de Camoranesi, Zambrotta tente sa chance et d'un tir puissant trompe le portier ukrainien dès la 6ème minute!

 

Il n'en fallait pas plus pour tuer le match, enfin le spectacle... Rien de plus triste de voir une équipe défendre un aussi mince avantage. D'un autre côté, il faut une discipline et une rigueur exemplaire pour pouvoir jouer défensivement aussi bien que ne savent le faire les hommes de Lippi. Les jaunes ont beau avoir la maîtrise du ballon, pas une occasion ne tombe dans le rectangle défendu par Buffon. Peu après le 1/4 d'heure, c'est même Totti qui héritera d'une belle chance de doubler la mise. Opportunité qu'il galvaudra assez lamentablement pour un joueur de ce niveau!

 

 

A la demi-heure, Shevchenko arrive enfin à se défaire du marquage dont il fait l'objet. Sa reprise de la tête prends Buffon à contre-pied mais passe au-dessus de la barre. Trois minutes s'écoulent avant que Timoschuk n'envoie un missile des trente mètres. Une frappe qui manquera l'objectif de très peu! Quelques minutes plus tard, c'est au prix d'un effort personnel que la nouvelle recrue des Blues londonniens se crée une deuxième occasion. Cette fois, c'est Cannavaro qui vient à la rescousse du dernier rempart italien!

 

 

Lippi l'a compris, l'Italie ploie et il faut réagir avant qu'elle ne rompe! Cela a dû chauffer dans le vestiaire... Dès la reprise, Toni fille seul vers le but adverse mais trop déporté, son tir fini sa course à l'extérieur du petit filet... Posément, les ukrainiens repartent à l'offensive. Après Cannavaro, c'est au tour de Barzagli de sauver son but... Enfin, assez chanceusement il envoie le ballon en corner alors que pour le même prix il le mettait dans ses propres filets! Sur ce corner,  Gusin met Buffon en difficulté! Il n'y en a plus que pour les hommes de Blokhin. Gusin encore voit une frappe puissante sauvée in extremis par Cannavaro.

 

On approche alors de l'heure de jeu. L'Italie obtient un corner et double la mise via Toni! Il y aura alors quelques minutes de flottement au terme desquelles les ukrainiens obtiendront encore une très belle occasion : Buffon lobé est cette fois sauvé par sa transversale! La rencontre retombe dans une espèce de torpeur. Les italiens contrôlent sans aucune difficulté le match. Toni inscrira son second but personnel en ponctuant un bel effort de Zambrotta. A 3-0, les ukrainiens sont résignés et ce n'est que pour sauver l'honneur que Shevchenko, Belik et Gusev tenteront encore de tromper Buffon. En toute fin de partie, la dernière occasion sera pour Toni qui manquera de peu la réalisation d'un Hat-Trick parfait!

 

Coup de sifflet final! Comme la France l'avait fait face à l'Espagne, la formation transalpine vient ce soir de balayer en 90 minutes l'ensemble des critiques tombées à son égard. Rigueur, technique, physique, collectif, précision et efficacité! Tous les ingrédients sont bel et bien là... Et quand en plus la roue tourne du bon côté...

 

Je m'éclipse alors aussi vite que possible afin d'éviter la cohue et les embouteillages. Trajet retour sans encombre! Je rentrerai tard (ou tôt, c'est selon) et fatigué... et profiterai du week-end pour recharger les accus!

 

 

14:07 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2006

Italie-Australie : Injuste de partir ainsi...

Après une journée plus 'culturelle', me voici de retour dans les travées de la Coupe du Monde!
 
Au programme, le 1/8ème de finale opposant l'Italie et l'Australie. La rencontre ayant lieu à Kaiserslautern, je suis passé prendre Renaud en milieu de matinée. Nous avallons en quelques heures les 400 kilomètres d'autoroute et trouvons à nous garer à proximité du centre ville!

Si j'avais déjà pu goûter, déjà en compagnie de Renaud, l'ambiance Coupe du Monde au centre de Cologne, j'avais encore bien plus apprécié mes premiers passages ici lors du match opposant, déjà, les Azzuri aux Etats-Unis et lors de l'affrontement entre le Paraguay et Trinitad. Comme déjà expliqué, le fait qu'ici le stade est à deux pas du centre-ville n'y est certainement pas étranger...

C'est donc par là qu'à commencé notre après-midi! A nouveau, beaucoup d'ambiance dans toute la zone piétonne. Et quelques agréables rencontres...

Nous en avons aussi profité pour nous rassasier et étancher quelque peu notre soif. Il est bientôt temps de rejoindre le stade, l'escalade commence....

Enfin, la première partie car pour ce match-ci, nous serons placés derrière un des but mais quasiment au sommet de la tribune.... Impressionant!

 
Le temps de souffler un peu, de refaire le plein d'énergie et nous reprenons notre ascension... Pas de chance, pas d'ascenceur pour notre bloc! Les équipes en finissent avec les échauffements au moments où nous arrivons. Quelques minutes de patience. Les revoilà pour la présentation officielle!

Les deux capitaines se présentent chez le referee, le coup d'envoi peut être donné.

 

 

Rapidement, les Azzuri prennent la direction des opérations : Toni reprend de la tête un ballon distillé par Del Piero, mais sa reprise maque de très peu la cible!

Les Aussies ne restent pas sans réaction... Dans les secondes qui suivent, c'est au tour de Viduka d'alerter Buffon! Les premières minutes sont captivantes, le jeu part continuellement d'un but à l'autre.

Après un premier quart d'heure aussi dynamique, il est normal que le rythme retombe quelque peu. Mais cela est surtout dû à la maîtrise qu'affiche les italiens. Le ballon est à présent quasi en permanence sous leur contrôle. Ils n'arrivent pourtant pas à inquièter Schwarzer! La défense australienne est remarquablement organisée et se montre intraitable dès que l'adversaire s'approche de ses dernier vingt mètres. Toni, bien servi par Pirlo, héritera de la plus belle occasion peu après la 20ème minute, mais son tir sera dévié du pied par le gardien de Middlesborough.

 
Ce sera ensuite à Buffon de se montrer vigilant d'abord lorsqu'il ira ceuillir un ballon aérien que convoitait Viduka, excellent ensuite quand il arrêtera la belle frappe de Chipperfield!

Les italiens reprennent les rennes durant les dix dernières minutes... Toni hértera de trois belles opportunités, mais n'en saisira aucune! C'est donc sur un 0-0 logique que les deux teams rejoignent les vestiaires.

La seconde mi-temps commence plutôt mal pour les hommes de Lippi... Auteur d'un tacle impressionant, Materazzi est exclu. L'action a depuis fait couler beaucoup d'encre et de salive, surtout du côté des tifosi, mais vu en direct dans le stade, la décision de Mr Cantalejo semblait être la seule à prendre...

Sans doute conscient des capacités offensives de son adversaire, Lippi réorganise son équipe et préfèrre se passer de Toni afin de pouvoir conserver une assise défensive stable.

Les australiens ne mettrons pas longtemps pour tenter d profiter de leur avantage numérique, mais Buffon, toujours aussi intraitable, sauve à deux reprises ses couleurs! Les Azzuri n'ont pas d'autre choix que de procéder en contre, et de quelle manière! Gattuso et Del Piero mettrons tour à tour le but de Schwarzer en danger... Mais toujours rien au marquoir!

Se dirige-t-on vers des prolongations? C'est sans doute pour cela que des deux côtés, du sang neuf foule la pelouse!

 
Les hommes d'Hiddinck continuent de presser les italiens sur leur but : Viduka, Cahill, Aloisi, Viduka à nouveau et Aloisi encore... De la 80ème à la 89ème, les occasions se succèdent! Mais les filets de Buffon ne tremblent toujours pas... En contre, Iaquinta loupera lui-aussi l'occasion de tuer le match à la 86ème!

Tout le monde s'attend à assister à 30 minutes supplémentaires. Le temps additionnel est déjà bien entamé quand l'arbitre accorde aux italiens un penalty dont on parlera encore pendant longtemps... Totti, qui depuis son entrée au jeu était resté on ne peu plus discret, est face à Schwarzer. Ce dernier partira du 'bon' côté mais ne pourra rien face à la frappe puissante de l'attaquant de l'AS Roma!

 

 

 

Qualification injuste? Impossible de se prononcer. Il aurait fallu que les prolongations soient jouées et il aurait peut-être alors fallu attendre un dénouement aux tirs au buts... Je dirai plutôt qu'il est injuste que l'Australie quitte la compétition ainsi!

18:28 Écrit par Globe-trotter | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |